Réfugiés campinois : Le quotidien en archives #2

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Lorsqu’il reçoit la visite d’une famille campinoise, le maire Prévost-Rousseau note méticuleusement dans un carnet sa situation et les secours apportés – denrées et bons alimentaires, vêtements, soins… Il y mentionne également ses recommandations en faveur de l’instruction des petits campinois et de l’engagement des hommes dans la garde nationale.
 

Louis Bessault

Secours apporté en raison des besoins de la maladie de sa femme et de l’un de ses cinq enfants
 

Bardier, garde national

Avis lui a été donné de réclamer à la Ville un emprunt.
 

Veuve Buisson, Amélie Duflot

Remise de chemises… Acte de décès de son garçon de 9 ans à réclamer.
 

Jean-Philipe Franck

Remise des secours contre justification de l’admission aux écoles.
 

Mathurin Grellier, garde national

Le maire lui a écrit et conseillé que son fils s’engage dans la mobile.
 

François Louis Letremy, garde national

Le maire indique « s’ils ont besoin d’argent, ils sont en position d’emprunter. Prière le jour de la distribution de leur faire cette observation. »
 

Eugène Libourdin, garde national

Le maire indique «  l’épouse a touché les secours alors que mari et fils sont dans les compagnies de guerre. Ce qui a été donné supplémentairement sera retenu... »
 

Louis Maret, couvreur

Le maire : « L’aîné vend des journaux, j’ai la parole du père de le faire aller à l’école... »
 

Joseph Regnier

Le maire : « dira pourquoi n’a pas fait son service de garde national. Voir si pas lieu de supprimer les secours. »

Sandrine Becker